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     psychanalyse en mouvement - http://www.psychanalyse-en-mouvement.net/data/newsfr.xml

psychanalyse en mouvement


09/05/2008 : une seance de psychanalyse - par zorg le 25/04/2008 15:47
Une séance de psychanalyse j'arrive à la tombée de la nuit, je me gare sur le port je regarde la mer, brillante et noire sous la lumière du phare. Je suis toujours en avance, je flaire les odeurs celle des algues. et des bateaux de pêche J'entends les rumeurs du port. j'allume une cigarette, j'écoute de la musique. Tout est bien, tout est calme, je me prépare, et lorsque le moment est venu, je m'en vais chez lui. Le rituel est immuable, les lumières sont allumées dans la petite salle d'attente ,des revues sont disposées je m'assois, je respire un peu, je suis attendu. Alors la porte s'ouvre, il n'accueille je croise son regard, il est attentif je m'assois car je ne m'allonge pas et le rituel commence. Les choses me viennent toutes seules je ne réfléchi jamais à ce que je vais dire j'ai tellement de choses à dire j'ai l'embarras du choix. aujourd'hui je parle de ma mère les mots tombent , tout doucement de ma bouche voilà la douleur arrive, je la sens qui monte les muscles se contractent, mes lèvres tremblent peu à peu, les larmes envahissent mes yeux. mon visage reste de marbre je suis une statue qui pleure un visage de pierre, des larmes de sang qui coulent et je le regarde, et il me regarde son visage se tend, son regard s'adoucit, et il n'explique enfin.. Ces larmes, c'est la vie qui coule en vous il me parle encore, et je pleure toujours. et je n'ai pas honte, c'est toutes les larmes que je  n'ai pas versé lorsque j'étais enfant. bientôt ça se termine, comme le temps passe vite il me parle encore, le monde de l'imaginaire, son intelligence m'emmène là où il veut que j'ailleet je l'écoute, de tout mon esprit, de tout mon coeur. En écrivant , devant mon ordinateur les mots coulent comme  je pleure j' ai les yeux pleins de larmes, et c'est un bonheur de pouvoir enfin, toucher , palper , transcender, cette douleur qui maintenant, aujourd'hui, ce soir m'illumine, comme le phare devant la merelle est brillante et noire, sombre et inquiétante je m'immerge dedans, c'est mon bain de minuit.  Zorg le 14 avril 2008,,       en écrivant je pleure, les mots coulent comme mes larmes   
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09/05/2008 : Deux textes de Jean Oury à nouveau disponibles - par Daphnee le 23/04/2008 12:46
Les Éditions Hermann viennent de publier, dans leur collection Psychanalyse, deux petits textes de Jean Oury :Itinéraires de formationLa psychose, l'institution, la mort
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09/05/2008 : Un divan pour tenir debout - par ... le 16/04/2008 16:43
De l'utilité et des bienfaits de la psychanalyse ou les fruits savoureux  d'une longue et patiente expérience: Un divan pour vivre debout Un titre éloquent pour un livre porteur d'un heureux témoignage, en deux tomes, épais (plus de sept cents pages à eux deux) ;sans doute n'en fallait-il pas moins pour dire ce travail en solitaire qui requiert courage, espoir, obstination, capacité de se remettre en question et désir de vivre quand il s'agit de  goûter au plaisir d'être parmi les autres.  Un divan pur tenir deboutSophie Anderse Écrits intimesLe ManuscritOn peut lire en quatrième de couverture: Colette a épousé Fabrice... et pourtant, elle n'est pas totalement heureuse. Souffrances et hallucinations se mêlent aux inévitables difficultés conjugales. Sur le divan de sa psychanalyste, elle poursuit pourtant désespérément sa quête de bonheur. Au bout d'un chemin tortueux et difficile où elle renoue avec ses aïeux, où elle remet à leur place ses parents qui l'ont conduite au bord de la folie, où elle fait connaissance avec les joies de la maternité à travers la gente féline, elle va finir par se trouver elle-même et sera là pour regarder, enfin debout, son avenir en face. Extrait: Colette est petite, dans le rêve, enfant plutôt… Elle est debout dans une sorte de grotte fermée, sans issue apparente. Devant elle, assise sur une estrade, se trouve Mme Lucien, grave et déterminée, puissante. Dans sa main, celle-ci tient une baguette qui lui sert à désigner deux paper-boards, installés dans la grotte, face à Colette. Mme Lucien l'interroge, lui pose des questions, des questions difficiles auxquelles elle a du mal à répondre, des questions de type scolaire, la plupart du temps. Colette croit comprendre que la question posée porte sur le bris du vase de Soissons. Qui a cassé le vase de Soissons, murmure Mme Lucien, imperturbable, face à une Colette rougissante qui se trouble, bafouille, ne sait plus ?    La page de l'auteur sur le site de l'éditeurCitation "Un divan pour vivre debout
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09/05/2008 : Entre mère et fils, une histoire d'amour et de désir - par virginiemeggle le 11/03/2008 21:46
« Tu seras un homme mon fils ! »Elle voudrait le voir réussir loin d'elle, mais elle tremble de le perdre.il voudrait rester tout pour elle, mais il rêve de s'en détacher. Les sentiments entre mère et fils sont plus complexes et plus ambivalents qu'il n'y paraît ...Du côté de la mère, comment autoriser son fils à exister loin d'elle? Comment se passer de lui? Du côté du fils,comment trouver la force de voler de ses propres ailes? Comment se séparer de celle qui lui a donné la vie pour s'engager auprès d'un autre amour?Tendresse, admiration, enchantement, mais aussi sentiment de perte ou d'abandon, perte, exil, manque, jalousie, possession, deuil, dépit, débordement ... jalonnent cette relation et ne cessent de mettre à l'épreuve un attachement qui, de part et d'autre, se laissait imaginer idyllique .En s'appuyant sur les moments forts qui marquent la relation mère/fils: le désir d'enfant avant même que la femme ne soit mère, la naissance du fils, les premières séparations, le premier amour, l'adolescence ... ce livre nous invite à découvrir les mécanismes de ce lien essentiel et à en déchiffrer l'énigme ... À Travers des témoignages de mères ou de fils, l'auteur éclaire chacun ede ces grandes étapes d'un point de vue psychanalytique et fournit des clefs pour inviter à les vivre avec le plus de bonheur possible.  Entre mère et filsune histoire d'amour et de désirVirginie MeggléEyrolles mars 2008 Acheter le livre en ligneDirectement chez l'éditeur Sur Amazon Chez Decitre Mon libraire sur terre et sur le net À La Procure
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09/05/2008 : Faut-il nécessairement passer par la souffrance? - par psy le 09/03/2008 09:52
Voici ma question : "Faut-il nécessairement passer par la souffrance pour devenir lucide sur soi-même ? Ou si je pose la question différemment : Le supposé bonheur nous rend-il forcément aveugle à notre histoire ? Je me pose cette question car je suis en analyse depuis qq temps, ...    La suite   
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09/05/2008 : Pour une psychiatrie désaliéniste - par stephanchedri le 03/02/2008 22:12
Non à la destruction de la psychiatrie publique et de secteurNous sommes quelques uns à condamner les dérives qui depuis des décennies mettent à mal la psychiatrie publique et de secteur, voici l’appel que nous avons initié pour la défense d’une psychiatrie différente.  Nous constatons chaque jour les dégats qu’entraine cette sociétélibérale, c’est pour cela que nous nous sommes constitué en collectifde « résistants » au sens de l’utilisation de ce terme par Lucien Bonnafé, résister verbe actif. Notre groupe à prit le nom de « Fabien-psy » et souhaite réfléchir et construire à partir de l’interpellation de Louis Le Guillant - Quelle psychiatrie pour notre temps ? -Que celles et ceux qui souhaitent participer à notre projet, nous adressent leur contribution, nous les mettrons en ligne sur ce site, de façon à continuer le travail entrepris par nos ainès qui en mars 1973 déjà écrivaient : "Le discours contemporain sur la santé mentale témoigne, en ses perversions comme en ses interrogations, de l’exigence aiguë d’une pratique novatrice et de la mise en chantier d’une réflexion critique sur le malaise à vivre dont on appelle folie la forme extrême, et sur la réponse réductrice qui est proposée ou plus souvent opposée au témoignage qu’elle exprime du sacrifice et des aspirations et des potentiels humains. La mise à distance du fou perçu commeradicalement autre a fait place aujourd’hui pour beaucoup au regard dévoilé porté sur l’étrange image du sujet constitué autant par sa folie que par sa rassurante raison. Misère d’une vie ravagée par des  combats intérieurs sans mesure, la folie s’est mise à parler de notre vie de misère dans cette société que d’aucuns dirent « folle » ... Regard nouveau porté en des lieux inattendus ( ?) où il joue le rôle de révélateur : Crise de la psychia­trie, antipsychiatrie certes, mais aussi enfance, famille, sexe, éducation, pédagogie... Questions authentiques, nouvelles, urgentes, mais qui, faute d’ëtre basées sur une juste compréhension politique des contradictions sociales essentielles, induisent des réponses hâtives, souvent aberrantes, et toujours rapide­ment inscrites dans le conformisme du discours pseudo-contestataire repris dès lors en écho par l’idéologie dominante satisfaite de se don­ner un masque au goût du jour. Ainsi les thèmes qui « parlent de la folie » ont vérita­blement envahi tout un champ idéologique pour lui donner à bon compte une caution pseudo-révolutionnaire. L’enjeu de la bataille idéologique à mener sur ce terrain nous paraît grand. Et, si complexes soient les thèmes évoqués, nous pensons qu’il est urgent d’engager dans ce combat les forces dont nous disposons. Ce recueil de textes anciens ou inédits devra donc être reçu comme premier pas vers des publi­cations ultérieures plus volumineuses qu’il saura, nous le croyons, rapidement susciter." Lucien Bonnafé, Tony Lainé (collectif communiste detravail et de publication en psychiatrie) mars 1973.  Les éditions de la Nouvelle CritiqueVoir le site Psychiatrie Désaliéniste La pétition : Non à la destruction de la psychiatrie publique et de secteur.La révolution de la psychiatrie française qui a amené l’élaboration de la psychiatrie de Secteur et la dimension de la Psychothérapie Institutionnelle, s’est faite pendant la guerre à partir de la dimension psychodynamique du Sujet. Ses fondamentaux sont la psychanalyse et le Marxisme. Son objectif fut de mettre fin à l’enfermement des malades mentaux, ainsi qu’à leur relégation en dehors de la société. Il s’agissait de rétablir du lien social, redonner leur statut de citoyen aux « fous ». Elle se propose d’articuler étroitement soins de prévention, de cure et de post-cure des maladies mentales, de créer les conditions d’un droit de cité aux développements de ses pratiques et à ceux qui en font usage, en recentrant fermement ses activités sur l’accompagnement et le traitement de la souffrance singulière (dimension psychodynamique) du sujet et non sur son "contrôle social". (...) Pétition lire la suite et la signer  
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09/05/2008 : Salauds je vous aime - par 63lucille1940 le 30/12/2007 10:36
SALAUDS , JE VOUS AIME ! C’est de par les enfants que l’on tire nos plus grandes joies mais aussi nos plus grandes souffrances….. Tous les enfants font de la peine à leurs parents, tous ne les battent, pas tous ne les giflent pas  tous ne les harcèlent pas, tous ne les volent pas….. Tous ne veulent pas les faire enfermer dans les hôpitaux psychiatriques, tous ne les calomnient pas …Non, tous ne sont pas des monstres !. J’avais deux enfants deux chérubins, tous les deux pareils, tous les deux égaux dans mon cœur, si bien que lorsque je les appelais, leurs noms n’en faisaient qu’un, alors ils accouraient se jeter dans mes bras C’était le bonheur ! ….Maman douceur, bébés bonheur. Cette année 2000, fut l’année de grand malheur, année de douleurs, année Machiavélique !Ils ont monté la « Caballe » contre moi Ils ont voulu me tuer . Faut-il tuer ses parents pour exister ? Moi, je n’ai pas eu besoin de ça avec ma mère pour m’épanouir et j’en suis bien heureuse aujourd’hui quand je pense à elle . Malgré mon âge, elle me manque encore. Par leurs calomnies mensongères ils ont essayé de me détruire , ils m’appelaient « Nuisible » eux qui appelaient :  « Allo maman bobo ».Ils ont bien visé leur cible, ils ont fait mouche !.Ils ont menacé, insulté, calomnié, craché leur haine, leur hargne puis ils en sont venus aux mains !.Alors, quand il faut appeler la police pour se défendre contre ses enfants : c’est affreux !Mais plutôt ça, que rendre les coups. Pourquoi toute cette terre sale jetée sur moi ?  je vous entends encore aujourd’hui vociférer, hurler à mon encontre .j’ai alors laissé pleuvoir sur moi, tous vos reproches que j’ignorais.j’ai d’abord été, douleur, puis révolte, j’ai hurlé à m’écharper les cordes vocales, je ne pouvais plus soutenir cette douleur, devenue démesurée.  SALAUDS ! oui je l’ai dit tout bas, votre père l’a hurlé une nuit de souffrance où il me tenait dans ses bras quand je tremblais de tout mon corps.Partir, m’écraser en voiture contre un mur, le premier virage fera l’affaire !.Mon mari me retient, je hurle, je l’écarte, il me faut oublier cette odieuse machination ces calomnies mensongères, et je ne le peux que dans la mort.Votre père , je le regarde, c’est la première fois qu’il est vieux.Il pense à cette fille, qu’il chérissait, devenue une horrible menteuse jusqu’à la perversité destructrice, manipulatrice, assassine ; et moi je pense à elle, jusqu’à la nausée. Elle a inventé un geste : « le geste à connotation sexuelle » . Il y a des gens qui se sont suicidés pour moins que ça dans leur cellule en prison dans les années 80, aux USA, en criant comme moi « C’est pas vrai ! » . On a appelé ça « la fausse mémoire» ! Moi j’appelle ça la perversité.Il pense à ce fils si chéri, qui hurle et vocifère , crache ses mots orduriers, brandi la main haut levée et dont le regard a croisé le mien un de ces soirs de grande violence, qu’il a détourné conscient, de la souffrance qu’il m’infligeait .Il me disait dans ses grands yeux verts, qu’il ne pouvait pas faire autrement que m’agonir.Il souffrait, il était en exil, sans patrie ,sans loi et ne reconnaissait plus sa famille ; il était dans le malheur, il avait tout perdu, épouse, travail, reconnaissance, rang social.J’ai conscience que la douleur peut rend fou ou odieux . Mais qu’est ce que leur ai fait ?Dans ma tête tout éclate, je ne veux pas que l’on me touche, ma peau est du papier glacé. Je suis lacérée, tailladée anéantie j’ai l’impression d’avoir été éviscérée, écorchée vive, je n’en fini pas de hurler dans cet absolu silence et personne ne m’entend. Entre les autres et moi l’air est devenu compact, infranchissable, c’est la terre brûlée autour de moi. Le malheur est contagieux, on ne fréquente pas les malheureux ! Je me couche pour dormir. J’ai mis ma vie sur «  pause ».Mais aussi je me lève la nuit. J’erre, malgré l’hiver, dehors est un désert brûlant et solitaire, je vais sur la colline en haut de ma maison, là où François aimait aller, cueillir le gui du nouvel an autrefois, et je hurle à m’écharper les cordes vocales, mais personne ne m’entend dans cet absolu silence de la nuit . J’essaie de me perdre dans cette existence chaotique, je prie et aussitôt après j’injurie Dieu et les hommes, et je finis toujours par m’effondrer en pleurant.Je vis un double deuil.  Dans tout ce temps de ma misère, J’ai su ce qu’était l’amitié, elle ne venait pas de ceux qui autrefois s’asseyaient  à ma table pour des agapes.  Non, elle est venue d’autres, que j’ignorais, d’autres qui
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09/05/2008 : la psychanalyse, pas éthique ? - par henri le 29/12/2007 07:23
Le Pr Didier Sicard, président du comité consultatif national d’éthique (CCNE), a rendu les conclusions du groupe de travail sur la situation en France des 350000 à 600000 personnes, enfants et adultes, atteintes de syndromes autistiques. Le Comité avait été saisi en juillet 2005 par plusieurs associations de familles qui s’élevaient avec force contre les conceptions actuelles de prise en charge en France des enfants et des personnes souffrant d’autisme et contre l’absence ou le défaut de prise en charge éducative des enfants et des adolescents. "La France connaît, par rapport à de nombreux pays, en particulier anglosaxons et d’Europe du Nord, un déficit majeur", affirme le rapport. "Les personnes, enfants et adultes, atteintes de syndromes autistiques et leurs proches sont aujourd’hui encore victimes en France d’une errance diagnostique, conduisant à un diagnostic souvent tardif, de grandes difficultés d’accès à un accompagnement éducatif précoce et adapté, d’un manque de place dans des structures d’accueil adaptées, de l’impossibilité pour les familles de choisir les modalités de prise en charge des enfants, de la carence de soutien aux familles, et de la carence d’accompagnement, de soins, et d’insertion sociale des personnes adultes et âgées atteintes de ce handicap." "La France a été condamnée par le Conseil de l'Europe en 2004 pour non respect de ses obligations d'accès à l'éducation à l’égard des enfants souffrant d’autisme, mais cela n'a pas encore entraîné de changement significatif dans la prise en charge éducative de ces enfants", relève le rapport. Depuis la loi du 11 février 2005, leur inscription à l’école est devenue obligatoire. "Mais il s’agit souvent d’une scolarisation fictive, réduite à une simple inscription" critique le Comité. Le rapport s'attarde notamment sur le tort qu'a causé (et continue de causer) l'approche psychanalytique dans cette cause. "Le drame de l’autisme représente un exemple particulièrement douloureux des conséquences que peuvent avoir des théories sur les causes d’un handicap ou d’une maladie en termes de souffrance humaine et de respect de la personne. Les théories psychanalytiques de l’autisme – les théories psychodynamiques, dont le concept de « forteresse vide (1) » – proposées durant les années 1950 pour décrire et expliquer le monde intérieur des enfants souffrant d’autisme, ont conduit à une mise en cause du comportement des parents, et en particulier des mères, décrites comme des « mères frigidaires », « mères mortifères » dans le développement du handicap". "Depuis les années 1980, la classification internationale des syndromes autistiques comme "troubles envahissants du développement" a conduit à l’abandon de la théorie psychodynamique de l’autisme et de la notion de "psychose autistique" dans la quasi-totalité des pays, à l’exception de la France et de certains pays d’Amérique latine (...)". "A cette opposition ancienne et marquée, dans notre pays, entre des conceptions et des approches de nature essentiellement psychanalytique par une grande proportion de psychiatres, et la demande pressante, de la part des associations de familles d’un accès aux approches éducatives et thérapeutiques développées au niveau international, commencent à se substituer, de manière encore trop minoritaire, des formes intéressantes de participation de psychanalystes à des modalités d’accompagnements et de prises en charge multidisciplinaires fondées sur les approches éducatives recommandées au niveau international – un changement dont on ne peut que souhaiter le développement." Pour l’heure, les familles sont confrontées à une absence de choix avec des listes d’attente de deux à quatre années. "En France on a tendance à proposer des solutions d’enfermement, résume le Pr Jean Claude Ameisen, rapporteur de cet avis. "Pourtant ce qui est éthique et humain, ne coûte pas plus cher, comme l’a montré l’expérience de la Suède", où les grands centres pour autistes ont été fermés, et remplacés par de petites structures plus humaines." Le rapport souligne aussi l'importance de soutenir la personne autiste tout au long de la vie. "L’enfant atteint de syndrome autistique deviendra un(e) adolescent(e), puis un(e) adulte, puis une personne vieillissante. Ces évolutions ne doivent pas constituer des périodes de rupture et d’abandon, et l’accompagnement, les apprentissages, le logement, l’insertion sociale et professionnelle doivent être adaptés aux différents âges de la vie." (1) Bruno Bettelheim. The Empty Fortress : Infantile Autism and the Birth of the Self. Free Press, 1967 Source: Comité consultatif national d’éthique (CCNE) henri - philosophe & analysand - Antibes cityBon nombre de commentaires suivront ...
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09/05/2008 : sur le palier.... - par nikita le 22/12/2007 20:42
Je suis sur le palier...devant la porte de la chambre de mes parents. Encore un cauchemar...un de plus. Les pieds nus, en chemise de nuit blanche, et mes nattes brunes qui coulent : j'attends. J'ai 7 ans et j'attends que la porte s'ouvre...le doigt appuyé sur le bouton de la minuterie, afin de ne pas risquer d'être dans le noir. Comme chaque fois, j'ai froid aux pieds,Depuis combien de temps suis je là ?sur le palier...? Comme chaque fois, je tremble de froid et de peur... Comme chaque fois et pendant des années: la porte ne s'ouvrira pas. La seule réponse  à mes pleurs : une voix à travers la "grande" porte de cette chambre, la voix éxaspérée de mon père : "Muriel! Va te coucher!"  Voilà : j'ai 44 ans aujourd'hui, j'ai coupé les nattes juives, que ma grand-mère me faisait avec soin. Je suis en analyse depuis 5 ans avec le "meilleur" et c'est la première fois que je me permets de le "tromper" lol ! Je me sens en opposition, avec lui , en ce moment. C'est une première; et je ne comprends pas bien pourquoi. Cela génère en tout cas des crises d'angoisses, difficiles à gérer...Dîtes ? C'est quand la fin ? ... Je suis fatiguée là...   
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09/05/2008 : Dans un monde en forme de mère - par Filledelle le 31/08/2007 11:59
J'oscille entre le désir de faire annonce bruyante de la mort de ma mère le 17 avril 2007 à l'âge de 58 ans et la gêne liée à l'impudeur que cela implique. Et puis quoi, pour quelle adresse?! Perdre sa mère, ça arrive. à plein de gens. On s'en fout, ça peut même être un soulagement parfois. Phénomène de structure, je pense parfois que comme c'est à moi que c'est arrivé, je ne peux être qu'exceptionnelle. Elle l'était, me dis-je encore, c'est ça qui est terrible... Sans l'orgueil imbécile collé au désir d'être une oedipienne affranchie (!) je peux dire que je l'adorais. Christiane, née Ilpide. Une de ses phrases favorites était de dire "C'est la femme qui fait la femme, qui fait la femme ....." J'ai lutté en vain pour me sortir d'elle. Pour faire de la place. Maintenant morte, rien ne semble avoir changé. Je vais plutôt bien, je crois. Mais Diable! Qu'il me manque de ne plus pouvoir l'appeler au téléphone! Mon père l'a rendue à ses parents (l'avait il vraiment prise?). elle repose depuis le 07 août 2007 à Marchenoir L.
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09/05/2008 : Main tendue à Frizon - par Chris le 18/08/2007 19:46
Surtout, ne vous affolez pas. J'ai vécu ce que vous vivez pendant quatre mois, ça empirait tous les jours. Ma fille de 17 ans était devenue d'une maigreur squelettique - un jour, on a parlé et j'ai employé le mot qui fait peur : anorexie. Elle m'a répondu qu'elle ne voulait pas que je le sache, qu'elle ne s'était fait vomir que deux fois, au début, mais qu'elle ne voulait pas reprendre du poids. Elle pesait 47 kg pour 169 cm... Toutes les analyses étaient bonnes, deux heures à l'hôpital (dépassé par le cas, d'ailleurs) pour enfoncer le clou - et le soir même elle m'a avoué qu'elle avait commencé à flipper depuis quelques jours, et que je ne savais pas depuis combien de temps elle rêvait de céréales le matin !... Elle mange normalement, depuis moins d'un mois, et a déjà repris plus de 5 kg. Mais on est loin d'être sorties de l'auberge ... Suivi psy mis en place, auquel elle se plie de bon coeur - mais le tout reste d'une fragilité ... Un soir, elle a pleuré dans mes bras pendant longtemps, elle s'avouait perdue ... Parlez-lui, et surtout faites-vous aider, car il vous faudra beaucoup de patience, de force et d'amour. Le simple fait de vous en parler m'a aidée - j'en ai besoin aussi, c'est tellement lourd à porter ... Je n'ai pas de recette - mais essayez de trouver ce qui lui redonnera le goût et la joie de vivre, ce qui permettra la parole libératrice. Courage - et n'hésitez pas à demander de l'aide.
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09/05/2008 : l'enfant neige est une approche de mon anorexie mentale dont je suis partiellement guérie/ enfin mo - par jeanne_est le 07/08/2007 21:46
L’enfant neige :   La scène se déroule devant une gare, de nuit ou de jour, peut importe, de toute façon notre personnage ne s’en rend plus compte. Sur un banc métallique la voila prostré, le regard dans le vide. Dans l’attente. Les mains noués. Un homme approche.   « Plus personne ne viendras mademoiselle, vous feriez mieux de rentrer chez vous. »   C’est ici, que commença l’histoire de l’enfant neige. Plus personne ne viendra ? Cette fatalité s’installa lentement dans le cœur de la jeune femme. Rampant doucement entre son sternum et ses poumons. Mademoiselle ? Et pourquoi devrais-je continuer à en être une ? Pourquoi mon corps doit continuer à décider pour moi. Le mieux est de rentrer chez moi ? En êtes vous certains ? Savez vous au moins ou j’habite ? Je n’en ai pas envie. Attendre ici. Ou mourir là bas ?   La bas : tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…                          Tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…  Tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…             Tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…: tic…tac…   Les horloges fredonnent, combien sont-elles ? Impossible de savoir pourquoi.     J’aurais pu partir, loin, ne pas rentrer, ne pas attendre. Mon corps le voulait. Pas moi. J’aurais pu retrouver la neige. Revoir une fois cette neige dont je suis faite. Je suis l’enfant neige. Je ne dis jamais mes envies ni mes désirs. Mes mains sont froide et glace le cœur de ceux que je touche.  
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09/05/2008 : au secours - par frizon le 31/07/2007 19:46
je suis desespere de voire ma fille se nourrir uniquement d'epinard et de haricots vert je la voit foncer tout droit vers le mur et je suis desarmrer je ne sais que faire
http://www.psychanalyse-en-mouvement.net/news.php?lng=fr&pg=1990


09/05/2008 : mères à la dérive - par nany le 27/07/2007 10:30
Voilà, cette fois,c'est la dernière longueur..Encore braver le destin.Petit bout d'homme est comme on dit placé.On ne l'entend plus dans la rue appeller, provoquer , on ne le voit plus à la fenetre cracher sur les gens, appeller sa mère, pleurer ,crachouiller ses larmes.A qui la faute, il n'y a pas de faute.Juste peut etre l'espoir qu'il mangera bien, qu'il jouera bien dans un autre espace que ces rues terrifiantes qu'il avait apprivoisé pourtant avec sa guaille et sa tendresse d'enfant poussé à la va que j'te pousse dans la rue.Lui qui voulait toujours qu'on l'emmène avec nous, n'importe ou , loin ou près.On t'aime , on pense à toi ..jouant avec des copains dans la nature ou sur la plage.Tu reviendras et tu seras de nouveau le feu follet qui nous dérangeai dans notre indifférence.Ta mère grandiras, ce seras long, ta mère apprendras qu'on peut aimer sans rage et sans remord..
http://www.psychanalyse-en-mouvement.net/news.php?lng=fr&pg=1982


09/05/2008 : les anges noirs - par baba le 27/07/2007 09:43
Ce soir,ils seront encore là.. postés devant ma porte , qu'estce qu'ils cherchent..leur errance ressemble à une quète impossible..Tuer le père mais lequel..Enfant de prostitué..c'est tatoué sur leur front;;Et pour oublier cette imfamie, ils squattent les rues avoisinantes.Pour ne pas sombrer dans la honte et la folie.ils rient à grand bruit puisque personne ne veut les écouter jamais..ils éxultent , la rue est à eux, les bourgeois, les gagne petits qu'ils aillent se faire..La nique au destin..J'tiendrai bon , maman, t'inquiète, personne te f'ra d'mal.Et ils se vengent sur le premier planton qui passe.Celui la parce qu'il a l'air riche..celui la , j'lui ai pris 500 billets.Les enfants de prostitué vont parfois dans de bonnes écoles..Les mamans se saignent au corps pour leur payer tout dont ils ontenvie..Parfois au collège, ça dérape, une fille placée au mauvais endroit, au mauvais moment..
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09/05/2008 : je ne sis pas arreter la cruauté du monde. - par nany le 27/07/2007 05:19
C'est la nuit, les derniers cacous trainent leurs nike sur le bitume rafraichiLa fenetre peut s'ouvrir enfin sur l"écran géant du ciel.En bas, il y a un landau une petite ombrelle a attiré mon regard.Souvent je croise cette, maman et son bébé, c'est une petite fille elle a à peine deux mois ,une minuscule petite fille aperçue entre deux passages.Son père est toute la journée a battre le pavé, guetteur ou dealer..Il crie toute la journée sa folie, il est largué mais tient a sa petite famille Il crie après sa femme comme il dit, comme ils disent tous.. insultes .. quand elle veut s'éloigner de lui.En l' entendant ,je pense à ce petit etre déja dans le combat .Sa maman triste arrivera t-elle à l'épargner Voilà je m'aperçois que j"ai écris un témoignage plutot qu'une nouvelle. C'est que la vraie vie n'est pas un roman , malheusement.
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09/05/2008 : Par une après midi chaude et lourde - par abuela le 26/07/2007 18:40
cela faisait 15 jours que sa f ille était à la clinique.Tous les jours les infimières venaient faire des analyses pour savoir si il y avait des risques , le taux d'albumine etait élévé.La mère venait la voir tous les après midi, elle lui amenait des revues , elles riaient en faisant les tests, il faisait chaud, les cheveux de sa fille collaient sur son front de petite madonne elles , , parlaient des femmes qui étaient là. Une qui attendait un enfant qui peut-etre aurait une opération cardiaque à la naissance , une autre qui avait déja deux enfants dont un du meme age que sa fille ,une autre qui voulait avorter et qui avait dépassé les dates. Une petite ruche de petites reines préparant la venue de leur petit prince ou princesse.L'accouchement se déroula à peu prés normalemment , les contractions avaient durées de quatorze à environ dix sept heures.L'infirmière lui avait admnistrée la péridurale vers dix huit heures.Elle avait poussée et soudain les contractions s'étaient arrètées.la mère toujours inquiète de rien ,avait vu arriver ce petit etre et le voyant bleu ,et ne poussant pas de cri avait toute de suite paniquée.Ils avaient emmené le bébé pour lui donner de l'oxygène.Dans le couloir un homme pleurait à grands bruits en téléphonant à sa mère.Elle eu peur pour le bébé, telement que la terre lui avait semblé s'arreter , suspendue à cette minute ou l'infirmière avait pris le petit pour l'emmener aux soins... , Puis un interne vint la chercher ,elle mit un pied dans la pièce ou était la couveuse du petit, failli faire volte face ,encore sous le choc (du coup elle comprenait les pères qui ne voulaient pas assister à l'accouchement..Le vivre c'était épuisant, y assister c'était épuisant aussi..)l'interne lui dit ,très vite quelquechose, "vous avez peur ou quoi?" Elle regarda son petit fils , et lui le bébé la regarda.Une belle rencontre était née... l
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09/05/2008 : écrire pour ne plus mourir - par baba le 26/07/2007 17:09
Ça yest , il rentre , il va rentrer. Cacher les cahiers, les textes sur l'ordinateur. Elle ne sait plus quand ça a commencé, cette peur qu'il lui arrache cette dernière liberté, celle d'écrire. Petit à petit il lui a grignoté son libre arbitre.ça l'enerve, il travaille toute la journée et elle qu'estce qu'elle fout :rien. Il essaie d'etre comprehensif mais , bon ça va bien, une femme ça doit tout astiquer , comme sa mère, de 9h à 23h elle astique,tu rentres dans sa maison , on dirait une maison témoin tellement ça brille, une maison sans trace. Elle en a marre mais elle sait pas s'y prendre en ce moment avec le ménage,ça la gonfle. Parce que tout le monde trouve ça normal qu'elle s'échine à nettoyer, à ranger. Tout le monde s"en fout de son besoin de jouer avec les mots.Heueusement il y a sa psychanalyste . Elle s'est régalée à lui en sortir des mots, des beaux, des mielleux, des carressants, des violents(pas beaucoup) des mots comme oiseaux,comme des océans. Mais bon son conjoint (ah,ah) il supporte pas c'est plus fort que lui. Elle a peur qu'il la fasse enfermer tellement les mots (je le ferai pas) ont envahi leurs vies. Alors elle cache tout ces cahiers qui trainent ces feuillets qui gisent par terre .Elle planque , elle se planque et va chercher l'aspirateur. Non c'est vrai ,quoi questce qu'elle fout toute la journée, elle est folle ou quoi... Merci de me lire ça me fait plaisir. Le mot est désir..d'exister.
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09/05/2008 : pour madame Megglé - par tojay le 29/06/2007 22:31
Madame Megglé,j’ai écrit quelques témoignages sur votre site sous les pseudos “toojo” et “tojay” (juste pour vous permettre de me situer).J’avais déjà lu l'ouvrage “Face à l’anorexie” qu m’a beaucoup parlé et je viens de lire le texte sur la sécurité  et l’insécurité. Ce dernier me touche profondément ca ril met l’accent sur les côtés néfastes pour le développement de l’enfant de grandir dans un context/environnement insécure. En effet, ma mère était (et l’est toujours selon moi)très insécure, et mon père pas protecteur et fuyant les responsabilités. J’ai compris grâce à votre texte n’avoir pas reçu les moyens de me construire une sécurité intérieure. Comme je vous l’ai déjà écrit, j’étais anorexique à 11 ans. Il me paraît maintenant que la recherche du controle absolu de sa vie qui caractérise l’anorexie est la conséquence d’un sentiment d’insécurité, comme si tout contrôler apporte cette sécurité manquante. Mais il me semble que la sécurité doit se construire à l’intérieur de moi et non venir de l’extérieur, ou alors peut-être un peu des deux. Aujourd’hui, à 34 ans, je n’ai toujours pas trouvé cette sécurité et souffre de cette fragilité. Je me suis construite un environnement sécuritaire dans lequel je me sens protégée, mais qui petit à petit m’enferme, et m’isole. La journée, je me sens généralement en confiance et bien, mais le soir je dois rentrer chez moi dans mon nid et me préparer tranquillement à manger(comme si c’était le  ventre de ma mère). Heureusement existante la journée, ma vie sociale est totalement absente le soir. Aussi, sur un autre registre, je coure tout les jours environ 1 heure parce que ça calme ce sentiment oppressant d’insécurité, de vide. Voilà quelques exemples de rituels, de comportements mis en place pour m’apporter un semblant de sécurité. Mais je souhaite me sentir en sécurité à l’intérieur de moi, afin d’être bien partout et à tout moment. Comment faire pour me construire une sécurité intérieure? (Et comment faire pour ne plus rechercher une sécurité auprès de ma mère qui ne peut me l’apporter, tout en maintenant le contact avec elle?) Je vous remercie de m’avoir aidée auparavant et me réjouis de vous lire si vous me répondez. A bientôt peut-être,Alexandra Johannot
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09/05/2008 : nouvelle mauvaise voie - par barbara le 18/05/2007 11:17
Ma vie n’avait rien de particulièrement triste, histoire de souffrances ou de malheur. Je vivais heureuse dans ma famille, elle aussi des plus heureuse je crois. L’école n’a jamais été une difficulté, même si le système scolaire dans lequel j’évoluais et dans lequel beaucoup de jeunes entrent était des plus exigeant ; en tout cas pour ceux peut être trop faibles qui rentrent dans le jeu de tout faire pour être le ou la meilleure, tout faire pour réussir dans la vie. Moi je suis l’une de celle qui est entrée dans ce jeu, jeu terrible qui pousse à privilégier sa vie professionnelle à toute vie privée et tout réel plaisir. Les amis, à une époque n’étaient que trop nombreux et on m’associait souvent le dénominatif de « chef de clan », j’aimais organiser des week ends familiaux et amicaux et j’aimais que la maison grouille, qu’il y ait de l’activité, du mouvement, des gens autour de moi. J’étais souriante, bonne vivante et j’avais un bon coup de fourchette, j’aimais finir les plats J’avais d’autres hobbies évidemment, la musique, la lecture, les séances cinéma en famille ou entre amis, mais surtout les voyages, la découverte d’un nouveau monde, des nouveaux espaces. Puis outre certains drames familiaux et personnels que j’ai tu, la vie a fait que tout est devenu beaucoup moins beau. Je n’ai pas fait de crise d’adolescence, comme certains parents s’en plaignent. Non, car en fait je me suis toujours considérée en dehors de la société, à rebours sur les modes, en décalage. Les raisons ? Familiales c’est certain mais aussi sociétales. J’avais une personnalité ainsi construite que je ne pouvais rentrer dans aucune catégorie, aucun cadre, et si à une époque cela n’est pas gênant, à l’adolescence et au moment d’entrer dans la vraie vie, celle des responsabilités, je me suis trouvée dans une situation bien complexe. Devoir se prendre en charge avec tout son passé, ses qualités, ses défauts et devoir les assumer seule. Concrètement je pense pouvoir dire que j’ai bien atteint ce but. J’ai réussi à gérer la vie quotidienne du travail, des études, du loyer, des courses…toujours avec l’aide de mes parents très présents bien sûr. Mais à l’intérieur s’est développé comme un double de moi qui me freine à avancer, qui me prive de tout plaisir et de tout bonheur, de toute envie, de tout désir. Je suis 2 et ce 2 me est le petit diable qui mange mon corps et mon esprit depuis 6 ans. Parfois il disparaît un peu, m’oublie, peut être va-t-il voir quelqu’un d’autre et cela m’inquiète pour cette personne. Parfois il est constamment présent et prend le dessus me forçant à rester la plus seule possible pour le battre. Parfois ces deux bonhommes sont à égalité et je tente de les stabiliser pour donner une image un peu plus positive de moi. Ce petit diable m’a condit à l’hôpital, à la dernière seconde avant de m’emmener vers ce qu’il souhaitait un autre monde sans lumière. Cette étape m’a ouvert les yeux sur certains aspects de la vie, sur ce que voulait dire repos, sentiments, calme, sérénité, vie…Mais le combat de l’hôpital est un autre combat, chose que ne sait pas dans notre société, car on croit qu’en y entrant on va se battre mais avec l’aide des médecins. Or, je peux par expérience, vous dire qu’il faut se battre pour montrer qu’un malade n’est pas le même que celui d’avant, que l’anorexique n’est pas forcement une manipulatrice, qu’elle a une réelle personnalité qui je crois doit être le premier élément à prendre en compte pour tenter de la sauver. Il faudrait aussi je crois qu’au moment où la malade commence à sortir de son isolement, elle retrouve les gens qu’elle aime, les gens qui peuvent l’aider au jour le jour à sa sortie, au lieu de vouloir l’en éloigner et surtout éviter tout contact. En effet, les théories du 19 me siècle sur cette maladie préconisent cette idée mais nous sommes au 21 me siècle et il faut évoluer. Il y a des théories qui tiennent sûrement toujours mais d’autres sont à exclure totalement pour éviter ce qui m’arrive aujourd’hui et que je veux combattre pour les autres aussi et surtout. A ma sortie de l’hôpital, j’ai mis des mois avant de réapprendre à vivre entourée, à appréhender de nouveaux repères, nouveaux après la maladie mais aussi après l’enfermement dans une chambre sans possibilité de bouger, sans intimité, en surveillance constante. En fait je n’avais plus vécu en liberté physique et mentale jusqu’à ma sortie de cet hôpital. J’ai retrouvé les gens, les goûts
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